Vannes. 600 personnes pour la conférence de Béa Johnson

Le grand amphi du palais des arts de Vannes est bien garni ce mercredi soir. Près de 600 personnes, dont beaucoup de jeunes, sont venues écouter la prêtresse du 0 déchet.

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Béa Johnson participe à un débat en introduction de son intervention. | Patrick Croguennec

« Zéro Déchet », est le livre témoignage de Béa Johnson, une franco-américaine installée aux Etats-Unis avec sa famille. Elle s’est lancée dans une singulière aventure, celle de réduire considérablement ses déchets du quotidien. À tel point qu’aujourd’hui, la production annuelle de la famille Johnson tient dans… un bocal d’un litre.

Pas étonnant donc que près de 600 personnes soient venues écouter ce soir, à l’initiative de Bio Golfe, cette prêtresse du zéro déchet qui applique avec sa famille de simples préceptes: refuser ce dont on n’a pas besoin (babioles, pubs, sacs plastiques, bouteilles d’eau…), en remplaçant ce qui est jetable par du réutilisable, en recyclant et en compostant. Et comme les meilleurs déchets sont ceux que l’on ne produit pas, en commençant par en réduire leur nombre. « Je suis fière de vous en Bretagne car vous avez déjà initié des actions pour tendre vers le zéro déchet. Ce que vous faites est plus dans la lignée de notre action familiale que de ce qui se fait à San Francisco où je vis. »

Le plus dur ? Refuser !

Et comme il est souvent plus facile de sensibiliser en parlant argent, elle souligne qu’en appliquant ces cinq règles (réduire, recycler, réutiliser, refuser et composter) elle est arrivée à un gain d’argent de l’ordre « de 40% ». De quoi faire réfléchir sans aucun doute un public, il faut le souligner, plutôt jeune. « C’est difficile au début, prévient Béa Johnson. On réapprend les choses, on rate aussi parfois mais après on a le pouvoir de convaincre d’autres personnes. »

On peut espérer que cette conférence qui se voulait aussi « un moment d’éducation » aura atteint son but. En tout cas, on a pu voir à travers les différents stands proposés qu’il y avait encore du chemin à parcourir. Car les trois quarts des personnes présentes dans la salle ont succombé aux nombreux magazines papiers offerts gracieusement sur la thématique du développement durable ou du jardin… Comme quoi la première règle la plus dure à respecter enseignée par Béa Johnson est bien celle du « refuser ».

Source : Ouest-France Vannes

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